Bienvenue sur le site de la Congrégation des Religieuses Basiliennes Chouérites

 

 

Sur la plus belle des collines de la montagne libanaise, à 1300 mètres d’altitude, s’élève à Bkaatouta, entre Baskinta et Kfardebian, le couvent Notre Dame de l’Assomption.

   

Le couvent dominé par les montagnes de Sannine, Bakish et Faqra du côté Est, offre au visiteur un panorama superbe et indéfiniment découvert. A l’Ouest, il surplombe Beyrouth et sa Méditerranée, au Nord le Kesrouan et ses villages et au Sud les deux Metn et leurs belles collines. Il jouit en outre, d’un entourage que lui envient beaucoup d’autres sites, d’une part pour le calme et  l’environnement sain et non pollué, et d’autre part pour son été sec et frais et son hiver de montagne pendant la saison de neige. Ces avantages lui ont valu d’être considéré le centre de villégiature par excellence et la bonne adresse pour les quêteurs de repos, de recueillement et de santé. 

L’histoire du Couvent  Notre Dame de l’Assomption commence avec l’arrivée du charitable bienfaiteur damascain Ibrahim Kheir Al- Moukdici. Connu pour sa foi et son dévouement, il était aussi le bon ami des religieux de l’ordre Chouérite. 

Au cours d’une de ses visites à l’un des couvents de l’Ordre, St Simon à Wadi El-Karm, village voisin de Bkaatouta, Ibrahim Kheir rencontra Monseigneur Ignace Sarrouf, Archevêque de Beyrouth, à qui il avoue son intention de bâtir dans la région un couvent pour les religieuses et qui serait un lieu d’adoration, de prières et de contemplation. Mgr Sarrouf fut ravi par l’idée et lui accorda sa bénédiction. C’est alors que Ibrahim vint acheter à Bkaatouta la colline connue sous le nom de “Blatat (dalle) Mourad El–Khazen” ou “Sakhrat (rocher) El–Kishk” et commença en 1760, la construction de l’actuel couvent, aidé par les deux pères Chouérites : Ibrahim Al Mouallem, compétent en architecture, qui se chargea des plans et Youhanna Al Halabi qui veilla à l’exécution des travaux. 

   

Le couvent fut terminé en 1767. Minutieusement exécuté avec la plus belle Pierre de la région, de couleur jaune et bleue, le couvent, chef d’œuvre de l’art architectural de son temps, avec ses deux et parfois trois arcades superposées, parut beau et grandiose et d’un style rare par rapport aux couvents existant au Liban. 

Les religieuses qui venaient des autres couvents pour vivre dans le cloître furent accueillies dans ce couvent. D’autres, de nationalités arabes différentes se sont jointes à elles, dans le but de passer leur vie dans l’adoration, la contemplation et la prière. Elles gagnaient leur vie par le travail manuel.

Le Couvent devint depuis ce temps une source de lumière qui rayonnait dans son entourage par la prière et l’esprit de l’évangile. Il fut un refuge pour les pauvres et un guide pour les déroutés. 

En 1942, pour répondre aux besoins actuels de l’église, les religieuses  quittèrent le cloître et se donnèrent aux oeuvres sociales dans toutes leurs variétés. Elles ouvrirent une école pour instruire et éduquer les enfants de la région et fondèrent  une institution pour les orphelines. Une partie du couvent fut transformée en un centre pour accueillir toute personne désirant le calme et le repos. 

Il est injuste de se limiter à l’importance historique de ce couvent sans relater un fait miraculeux qui s’est produit, il y a 250 ans, lorsque les sœurs habitaient le couvent, et qui ne cesse toujours d’éblouir les visiteurs dévots et croyants. 

   
L’eau qui  ravitaillait ce couvent venait d’une source proche. Mais l’eau n’arrivait pas au premier étage, habitée par les religieuses, parce que le niveau de la source se trouvant inférieur à celui du premier étage. Les ingénieurs, par manque de technicité en ce temps, décidèrent que les religieuses devaient  se procurer des jarres et les remplir à la source pour se ravitailler d’eau. Mais les religieuses, pour ne pas manquer à la prière et à la méditation, refusèrent cette proposition et décidèrent de demander aide à la Vierge, leur patronne, en lui consacrant un mois de sacrifice, de jeûne, d’abstinence et de prières.
   

Le dernier jour du mois, elles firent, à travers le couvent, une procession de l’icône de la Ste Vierge qui est, dit-on, une copie de l’originale dessinée par l’Evangéliste St Luc. La procession prit fin au premier étage à la place où devait jaillir l’eau. Elles placèrent l’icône de la Ste Vierge au-dessus du robinet installé précédemment et tout d’un coup l’eau jaillit. Jusqu’à présent l’eau continue à jaillir seulement du robinet qui se trouve sous l’image de la Ste Vierge. Depuis, des pèlerins viennent visiter ce lieu et solliciter les grâces de la Vierge patronne du couvent. 

Les prières des religieuses qui vivent dans ce couvent s’élèvent jour et nuit vers le Créateur pour solliciter le pardon des fautes humaines et appeler une abondance de grâces pour le Liban ainsi que pour tous les amis et bienfaiteurs.

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